Ambassadeur Chartreuse

Ambassadeur Chartreuse depuis sa création, l’Escalier est fier de faire déguster ou découvrir à ses clients les différentes déclinaisons de cette liqueur ô combien moins sulfureuse que « la fée verte », mais qui envoûte des amateurs du monde entier qui se damneraient pour sa couleur et son goût unique.

La chartreuse Verte (1764) ou Jaune (1838)

Investis de cette mission par leur Ordre, les Chartreux travaillent dans le plus grand secret et sont seuls à connaître les détails de la production. La formule demeure un mystère que les méthodes d’investigation les plus avancées n’ont pu percer… Tout ce que l’on sait, c’est que pas moins de 130 plantes entrent dans la composition de cet élixir. D’abord macérées dans l’alcool, elles sont ensuite distillées. Leur couleur provient des plantes qui les composent. Les alcoolats produits sont additionnés de miel distillé et de sirop de sucre pour obtenir les liqueurs Verte ou Jaune qui doivent longuement vieillir en foudres de chêne avant d’être commercialisées. Pour faire ressortir les arômes, la Chartreuse se consomme avec des glaçons. Traditionnellement, elle est considérée comme un digestif, mais de plus en plus de connaisseurs la dégustent également en cocktails.

La chartreuse 1605 (2005 – 56%)

C’est cette toute première liqueur que les chartreux font renaître aujourd’hui, la nommant « Liqueur d’Élixir », afin de commémorer la remise du manuscrit aux chartreux de Vauvert il y a 400 ans. Elle emprunte à la fabrication de l’époque, une impétuosité racée que les amateurs d’authenticité seront très surpris de retrouver.

La Chartreuse V.E.P. (1963 – de 42 à 54%)

Lorsque la liqueur subit un Vieillissement Exceptionnellement Prolongé, elle acquiert une saveur subtile et moelleuse qui lui confère cette appellation spéciale. Les deux versions obtenues, la Verte (54 °) et la Jaune (42°), sont mises dans des bouteilles numérotées reproduisant fidèlement celles utilisées en 1840 et leur bouchon est scellé à la cire. La VEP est un digestif subtil et moelleux qui se déguste très frais.

La Cuvée des MOF (2008 – 45%)

Pour la dernière-née, en 2008, il a été fait appel à neuf sommeliers Meilleurs Ouvriers de France. Résultat , une couleur jaune or très lumineuse, aux reflets d’émeraude, un nez intense chaleureux et fin, des arômes de gentiane et de gingembre .Les amateurs de chartreuse risquent fort d’être surpris, mais sûrement pas déçu. La MOF est un produit extrêmement typé, à la fois titré et moelleux, une liqueur nerveuse, toute en fraîcheur, suffisamment complexe en aromatiques pour assurer de la puissance en bouche sans rien perdre de la race à laquelle elle appartient.

La tarragone (1906 – 1989)

En 1903, en pleine tourmente de ce qui allait aboutir à la séparation de l’Église et de l’État, l’ordre est expulsé de France. Les Chartreux implantent une distillerie en Espagne, à Tarragone, qui produira des liqueurs jusqu’en 1989 ainsi que lors d’une brève période (1921 à 1929) un seconde site de production à Marseille. N’ayant plus le droit d’utiliser la marque Chartreuse, les bouteilles portent la mention de «Tarragone». Ce n’est qu’en 1929 que les moines retrouvent enfin l’usage de l’appellation Chartreuse et qu’ils réinvestissent leur ancienne distillerie Alpine. La Tarragone est un produit extrement complexe et aromatique au goût inimitable, puissant et sensuel, un instant rare et privilégié qui affole les papilles et le cerveau comme aucun autre alcool.

La Tarragone du siècle (2009)

Il s’agit d’un assemblage de plusieurs millésimes de Chartreuse Tarragone Jaune (1906, 1910, 1920, 1930, 1948, 1951, 1961, 1967, 1973, 1980). Cette cuvée limitée à 512 exemplaires a été réalisée conjointement par les pères chartreux et Olivier Poussier (meilleur sommelier du monde 2000). L’assemblage de ces différentes années permet d’obtenir une liqueur extrêmement aromatique à l’alcool imperceptible. Un pur instant de d’exception, de délicatesse et de bonheur.